Pim's et Café . Schtroumpf et Clope .

Tout et rien . Surtout rien .

01 juillet 2008

23. I Love Paris

Paris Poète

Tout, dans cette ville,
a une qualité inanalysable
qui permet de dire sans hésitation :
"Ca c'est Paris" [...]
Pourquoi il en est ainsi,
je n'en sais rien,
mais Paris imprime sa marque
sur tout ce qui lui appartient.

JULIEN GREEN, Paris.

Comme j'errai, le nez au vent,
Dans la rue au tableau mouvant,
En flaneur naïf et savant,

Je vis sur l'asphalte élastique
D'un trottoir aristocratique
Une vivante et fantastique

Parisienne au pas léger,
Type dont rêve l'étranger !

LAUTREAMONT, Premiers poèmes, "Fantaisies parisiennes"

Cette Babel de l'art,
à laquelle on rêve de très loin,
et où l'on accourt
de tous les coins.

ALEJO CARPENTIER, Chroniques

On vient à Paris chercher la beauté,
l'intelligence, l'objet bien fait, la joie,
le plaisir et les illusions.

ELSA TRIOLET, Pour que Paris soit

Paris est une ville livre, une ville écrite,
une ville imprimée. Une ville-livre faite de milliers
de livres. Une ville dont on pourrait dire qu'elle
est le rêve d'une bibliothèque, si l'on pouvait
attribuer à une bibliothèqye la faculté de rêver.

LEONARDO SCIASCIA, Mots Croisés

Doisneau11
Doisneau.



06 juin 2008

21. On va inventer un truc affreux. Genre, une mort.

SATC

Je dois être une des seules de France à ne pas avoir suivi quand elle était sur petit écran la série tant adulée des jeunes femmes "Sex and the City". Et ce n'est pourtant pas faute d'en avoir entendu parler. Mais désolé, moi, en deuxième partie de soirée, JE DORS DEJA. Mais là n'est pas la question. Donc, devant mon ignorance télévisuelle et fashionable, je décide hier soir d'aller voir Sex and the City, le film.

Déja, pas de chance, pathé ne le passe pas en VO. Bon ok, tant pis, on se contentera des dialogues français. Donc, me voila assise. Prète à découvrir l'univers New-Yorkais de cette chroniqueuse devenue écrivain (d'après ce que j'ai compris des commentaires de la voix off de Carrie). Bon, ok, déja, j'vois la nana et hop, j'me dis que plus tard, je serais elle. Déja, j'ai presque les même yeux, aller tous crever bandes de jaloux. Bon euh par contre, Sarah Jessica Parker, ben j'la trouve moche sinon. La tête allongée, une protubérance inquiètante au niveau du menton, un gros pif. Bon OK, elle a des cheveux canons la fille. Enfin, quand ils sont détachés, sinon, c'est tête d'amande. BREF, la femme ne fait pas le film. Quoique ...

Enfin, une bien jolie comédie romantique, pleine de cynisme et de discussions tendancieuses. Vogue, Dior, Mexique, Botox et Vivienne Westwood. La parfaite recette pour parvenir à nous coller un sourire sur la tronche pendant tout le film. Autant dire, pendant longtemps quand même (2h25). Et d'ailleurs à ce propos, vous ne trouvez pas qu'on a particulièrement l'air stupide quand on se rend compte que depuis 1/4 d'heure, notre visage ressemble à celui d'un smiley msn ? BREF.
J'ai pleuré. J'pleure tout le temps devant une comédie romantique, et même quand les gens se retrouvent à l'aéroport dans Love Actually, je pleure. Donc, c'la doit être le critère pour moi, d'une bonne comédie romantique. Donc, bingo pour Sex and the City.
Je ne m'apesantirais pas sur les séquences "Ultra mode" comme le shooting en robe de mariée, la semaine de la mode, le vidage et remplissage du dressing de Carrie etc... J'adore.

Non, sans rire, plus tard, je serais critique. D'absolument tout. Et moi aussi j'aurais un dressing grand comme mon appart' actuel.
Et puis en passant, magnifique Ste Louise de St Louis.

02 juin 2008

20. On the road again

Bani_re_papillons

Trois jours, trois coups d'coeur musicaux :

peupleVendredi soir, LE PEUPLE DE L'HERBE :
Prestation que j'attendais depuis que j'les avais vu en live à Solidays. Impatience assouvie vers 2h du mat'. Revoila les gros blocs de son et l'unique trombonne. C'r'parti pour 1h de mélange entre ce son si particulier de la trompette calqué sur celui des platines et celui des voix des chanteurs. Raaalala, quelle ambiance !

up_TheHives_TheBlackandWhiteAlSamedi soir, THE HIVES :
Ils nous ont prévenu dès le début "Le meilleur groupe du monde" (en français dans le texte!) Et bien, promesse tenue. Dès les premières notes, on décolle, et nos jambes twistent toutes seules, nos bras s'élèvent au rythme des (tick tick tick tick tick tick tick) BOUM de la batterie. Prestance incroyable, jonglage avec micro et saut de 3mètres ... et tout d'un coup, j'adore la Suède.

0710_hocuspocusalbumDimanche soir, HOCUS POCUS :
Juste wow, savant mélange de HipHop, soul, jazz et rap, juste à apprecier. Et puis, performance live tout simplement géniale. J'aime quand le bruit des instruments rencontre celui des sets où se confrontent les vynils.

3 jours, 3 coups d'gueule (malgré tout):

- La poussière sur le site, vive les kleenex
- Les djembès, de 2h du mat' à 10h. NON STOP sur le camping.
- Le concert trop mou de Tiken Jah Fakoly.
 


18 mai 2008

16. H I P - H O P

Mecredi 14 mai, Forum de Falaise
Pas de Quartier, Cie Le Théatre du Voile Déchiré (Sarcelles)

"Prenant pour thème principal la mixité, née des attaches profondes qui nous lient à l'Afrique Noire et aux guetthos américians, point de la culture Hip Hop, ce spectacle met en exergue la difficulté du rapport à l'autre, à l'étranger."

C'est sur une scène, non pas dansée, mais quasi théâtralisée de guerre que s'ouvre le spectacle. Chaque flash de lumière est accompagné d'un bruit de bombe qui explose, et les corps sursautent, et tombent au sol. ou plutot, les corps sautent en l'air et s'écrasent sur le sol. Il y a des morts. Et oui, la guerre, c'est triste. En fait, c'est le film Indigènes qui revit sur la scène du forum. Jamel en moins. Mais les tableaux s'enchainent. Et après les combats, vient le retour au pays, sans les récompenses ou même les remerciements. Rentrez chez vous. Montrez vos blessures. Et dans les colonies, on se partage entre haine de la patrie, ou amour par dessus tout. Le tout avec humour. Après les fêtes, la rencontre, le mariage, solo pour le maire d'une ville colonisée. Et c'est d'une reconstitution dansée de l'Histoire avec un grand H qu'on passe à la reconstitution de l'historique du milieu du hip hop : battle au centre du propos, et c'est bien sur le public qui choisit les vainqueur. Entre temps, démonstration pure des performances de chaque danseur : face au public, sous la douche, regardez, je sais faire le grand écart. Après apogée du spectacle, à savoir, tableau avec Beat-Box, qui remplace la danse, qui alors ne revet que le rôle secondaire, c'est le bouquet final : tous les danseurs se retrouvent dans un unisson presque parfait, face public. Ce qui étonne : la fin de l'unisson, agencé de tel manière qu'il empiète déja sur les saluts.

Le risque était de nous faire une narration pure et dure des problèmes que la Seconde Guerre Mondiale a causé dans les colonies. De faire de ce spectacle de hip hop, culture qui se veut revendicatrice, un spectacle au message politiquement correct. Et c'est le cas. Des intermèdes de chansons populaires de soldats et de rap au message toujours politiquement correct viennent combler le vide entre les tableaux, laissant ainsi le temps aux autres danseurs de se changer pour la suite. "Laisse la danse parler" qu'on nous ordonne. Et bien soit, mais quand est-ce qu'elle va revenir la danse ? Heureusement, ce qui sauve le spectateur de ce cours d'histoire un peu original, c'est l'humour, et la traditionnelle joie que les danseurs de hip hop arrivent à communiquer au public, dans chaque représentation. Leurs sourires sont contagieux. Leurs mouvements sont drôles. Dommage que le hip hop ne soit ici que démonstration de performance. Malgré quelques tableaux à tendance poétique (trop rares malheureusement !), c'est la démonstration qui l'emporte. Dernière chose : dommage que la vidéo, en fond de scène, n'est pas été plus exploitée. On la remarque vraiment quand, au moment des saluts, elle nous révèle le "blaz" de chaque danseurs. Le reste du temps, elle se fond dans le décors, constituté du seul rideau noir du fond de scène. Pas de chance. 

PDQ_20

13 mai 2008

14. Festival !

La danse de tous les Sens : l'odorat.
Du 13 au 17 mai à Falaise (14)

photo_pr_ssoir_076

01 mai 2008

11. Séquence Audeguy

2070777243Découverte initiée par le professeur de lettres/littérature à l'occasion d'un débat programmé pour la classe d'hypokhagne de Malherbe.

Stephane Audeguy, Fils Unique - La théorie des Nuages - Petit éloge de la douceur .

Premières impressions :
Fils Unique : style bref et tranchant. lecture rapide et agréable. thème original et bien mené.
Petit éloge de la douceur : livre à picorer en fonction de son humeur. écriture tranchante sur la réalité quotidienne.
La théorie des nuages : à la façon des 1oo1nuits, plusieurs histoires dans une. plusieurs anciennes dans une moderne. La moderne est décevante et artificielle tandis que les vieilles sont magnifiques.

Audeguy "s'interroge  sur la nature des choses" et nous provoque à en faire de même quand il nous annonce qu'à l'extremité de Rousseau, il y a Delarue. C'est vrai que le fait de passer de l'oeuvre de Diderot à la dernière couverture du Elle Magazine nous invite à nous poser des questions sur le lien qu'entretien encore le XXIeme siècle avec le XVIIIeme que beaucoup trouve obsolète. C'est donc avec un parler très franc et très familier qu'il nous parle de son livre et des critique qui lui ont été accordé, notamment à propos de la sexualité - terme qu'il n'accepte pas - très présente dans son livre. "Mais, nous dit-il, il faut se poser des questions à propos de l'obsession des interlocuteurs quand une grande partie des questions sur Fils Unique concernent cette sexualité dite chocante alors qu'elle n'occupe que 20% du livre." Audeguy parle comme il écrit. Et écrit comme il parle. Spontanément.

"J'suis unique, mais tout le monde est unique, donc finalement tout le monde est pareil." Audeguy

" La France sait reconnaître ses penseurs, mais c'est quand ils sont morts. Ainsi elle épargne aux vivants la peine de les lire." Fils Unique, Audeguy

28 avril 2008

1o. Vous dansez ?

"Le Journaliste."

Le journaliste de son ton le plus léger me dit qu'en fait, au fond,
j'aime me montrer.
Il croise les jambes, jette un coup d'oeil dans le miroir avec les petites ampoules autour, puis répète qu'il a vu le spectacle al semaine dernière à Beauvais et qu'il a bien vu que
j'aimais me montrer.
Quel con ce type.
Je n'aurais jamais du le laisser entrer dans la loge, une heure avant le spectacle.
Et le pire, c'est qu'il continue.
Le pire, c'est que je le laisse continuer.
Se montrer, est-ce une tare pour un danseur ?
Pourquoi ont-ils payé leur place, les jeunes au premier rang, c'est vrai : Pourquoi vous avez payé votre place ?
Pour me re-gar-der.
Je suis gracieux, vous ne trouvez pas ?

[...]

Ensuite, il me demande pourquoi je souris sur scène, au début du solo surtout, ça l'avait étonné, mon sourire, comme s'il trouvait ça déplacé
le type qui se marre à un enterrement.
Et puis quoi encore, il ne faudrait plus sourire quand on danse ?
Ce serait interdit de sourire ?
Un danseur qui fait la tronche, pour moi, c'est comme offrir un cadeau avec le prix collé dessus.
Je te donne ça, mais tu vois combien ça m'a couté.

[...]

Je trouvais que j'avais un corps très beau. J'étais fier demon corps. Je suis fier de mon corps. Je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas être fier de mon corps.
Faudrait-il marcher les pieds en dedans et alourdir son pas pour ressembler à l'homme de la rue ?

Vous dansez ? Marie Nimier

30 mars 2008

8. Moi aussi

J'ai toujours rêvé d'être un Gangster, Samuel Benchetrit

De loin un des meilleurs films que j'ai vu.
Un film avec des gangster et un zèbre dans une voiture. Des plans à couper le souffle et un humour large mais très fin. Une petite suicidaire et un collant sur la tête. Des acteurs virtuoses. "Putain ça a vachement changé !". La réhabilitation de l'écran taille Twenties et du noir et blanc. Mais laissons parler l'extrait, ça vaut toutes les éloges du monde.

Extrait 1
Extrait 2

18889741

7. BNN <3

Photo_038

Jeudi 27 mars, au Cargö à Caen : Birdy Nam Nam investit la scène avec tout son matos.

Et pendant ce temps dans mon apart', open folies avec les gens : ça boit, ça grignotte en attendant le début du concert. Et histoire d'arriver en pleine forme on enchaine les Tek' Paf. Enfin, sans le PAF.
Oui je sais, c'est manquer de respect d'arriver enchainée à un concert. Mais, c'était tellement mieux comme ça ! Essayez un jour avant de critiquer. Alors, une fois tous nos lunettes de soleil sur le pif, c'est tellement plus classe d'avoir des King Size, des fausses Rayban roses fluo ou des lunettes en forme de fleurs, on sort et on traverse à pieds la plaine de l'ancien centre de tri, là où l'herbe pousse à une vitesse phénoménale.
Après avoir traversé plusieurs passages pietons à la manière de Xavier dans les Poupées Russes, nous voila devant le Cargö, à finir les bouteilles d'autres gens qui ne pouvaient pas rentrer avec. Et puis, une fois vides, ou cachées, on entre à notre tour. Une fois les vestes virées, on saute dans la foule qui acclame la première partie, sans rien calculer de c'qui se passe, on acclame aussi, et on danse tels des oufs. Même quand c'est la musique d'ambiance qui remplace le dj, en attendant BNN. On s'en bat les steacks, nous on fait d'la danse contemporaine.
Et puiiis, BIRDY NAM NAM arrive sur scène, derrière leur immense set. Ils commencent direct. J'me souviens les avoir bien observé pour me dire "Tu vois Birdy Nam Nam, repère les bien" . Et une fois cette étape, hop c'est partiii, soyons "Pump it Up" !! On danse partout, un périmètre de sécuritaire mouvatoire se créée autour de nous. Le temps de voir quelques potes, un cavalier de salsa et un anglais trop sex' sans son t-shirt et on sort prendre "Have a Break" mais sans Kit Kat, avec Clope et MAYBE autre chose. Mais naaan. Ma coloc' en furiie : "Odreeeeey !! C'est la conuuuuue !!" C'est à dire, c'est Abbesses. Ni une ni deux. Nous revoila en furiie devant la scène, OSMOSE.
Et puis c'est fini. Ils partent sans sommation, malgré les rappels du public en liesse.

Retour dans le Club, et OOH, Falaise est venu en force, alors investissons les enceintes. C'est donc debout, déchainées sur les enceintes du Club qu'on finit la soirée. On met l'ambiance, et on croit qu'on fait danser tout le monde. On a toujours nos lunettes. On a viré au noir des yeux coulant. Soudain, que voit-on à côté du petit dj pas connu : CEUX DE BIRDY NAM NAM, qui font une dernière petite apparition, juste se font voir. Alors on crie comme des connes, pour qu'ils viennent nous dire "Bonsoir!". Mais non. Et puis ça se calme, et on retrouve l'anglais Sex' pour finir la soirée dans le coin fumeur. Et après, on se fait virer d'la salle. C'est la fin d'la fin.

Birdy Nam Nam en concert, c'trop bien. [<3]

26 mars 2008

6. Conseil d'amie

Lisez Rimbaud à voix haute . Vous aurez une révélation .

« Accueil  1  2   Page suivante »